Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 00:02
http://www.cybergeography-fr.org/atlas/thematrix2.gifLes conflits armés ont connu des modifications fondamentales au cours du dernier siècle. Les chevaux ont laissé la place aux véhicules motorisés, les armes de poing aux canons et lance-missiles, les corvettes aux porte-avions. Ils ont aussi évolué au plan stratégique, les conflits classiques ou deux armées s'affrontent laissant peu à peu la place à des oppositions larvées, diffuses, où une armée combats des groupes d'hommes et de femmes qui saven se meler à la population.

Les gueres de demain seont numériques. La réalité va plus vite que la fiction: elle passe l'étape des conflits spatiaux pour aller directement sur le terrain du cyberespace. On l'a récemment constaté, un état peu lancer des attaques planifiées et méthodiques contre d'autres états (Lituanie en 2008) ou contre des entreprises privées (Google notamment le mois dernier).

C'est pour anticiper contre toute escalade de ce genre de conflit que l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), émanation rattachée à l'ONU, tente de rallier ses membres à un accord de "cyberpaix". Chaque pays signataire s'engagerait sur les trois points suivants:
  • Protéger ses citoyens des cyberattaques
  • Ne pas héberger ou protéger de cyberterroristes
  • Ne pas lancer d'attaques sur un autre pays
La principale difficulté est de faire appliquer ces règles, et donc de pouvoir les contrôler. Notamment le 3ème. il est en effet extrêmement compliqué de remonter jusqu'à la source d'une cyberattaque. Les systèmes de cryptage et de brouillage rendent la tâche particulièrement ardue, voire impossible. D'autant qu'il faut filtrer et manipuler des quantités gigantesques de données.

Il faut toutefois louer les efforts du secrétaire général de l'UIT, M. Hamadoun Touré, qui a profité du dernier forum de Davos pour convaincre les grandes puissances d'adhérer au projet et de le soutenir. La démarche mérite d'être d'autant plus soutenue qu'elle se situe en amont d'un éventuel conflit. Jusqu'ici, nous n'avons pas réussi à le faire en ce qui concerne les conflts traditionnels. Seules des catastrophes humaines à l'échelle mondiale ont permis d'établir des règles et de poser les jaons d'une paix mondiale (du moins pour les zones Amérique du Nord, Japon, Russie, Chine, Europe, L'Afrique restant malheureusement engluée dans des conflits sans fin).

Espérons ne pas avoir à en arriver là pour poser les jalons d'une cyberpaix. Le temps presse: le Pentagone a créé un commandement spécifique appelé "cyber commandement" en juin 2009. Il est chargé de réagir aux attaques informatiques, de lutter contre le terrorisme informatique et de mener des offensives dans le cyberespace. Tout un programme d'amour et de paix, sans parler de la défense des libertés individuelles...
Par Alexandre YEREMIAN - Publié dans : Humeur
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 22:24
safari_20100127.jpgApple, le maitre du buzz, le créateur de tendance, l'innovateur invétéré a-t-il atteint la limite de son propre système? La présentation de l'iPad le laisse penser.

Que n'a-t-on pas entendu sur les forums et autres blogs. Clavier tactile morphoforme, écran translucide, etc. Au final, on découvre un iPad qui ressemble à s'y méprendre à un iPhone shooté aux anabolisants. Alors certes, plusieurs éléments viennent enrichir l'offre proposée par l'iPhone. En voici une syntèse:
  • Boutique en ligne iBook pour acheter des livres au format numérique (et renouveler le succès de iTunes)
  • iWorks avec claviers multiples facilitant la saisie en fonction des applications
  • Le quotidien New York Times avec contenu multimédia (cliquez sur une photo et une vidéo se lance sur le sujet concerné)
Pire, on ne peut pas téléphoner avec l'iPad, pas même via une oreillette Bluetooth. C'est nul. Je ne vois pas d'autre mot. On en revient à devoir multiplier les équipements: iPhone pour téléphoner et les mails, iPad pour lire des bouquins numériques et le Net, MacBook (Pro) pour travailler. C'est un peu léger comme approche.

D'autant que le dernier gadget d'Apple n'est pas donné. Près de 600 $ pour la version WiFi et 800 $ pour la version WiFi et 3G. Cette dernière version nécessitant un abonnement complémentaire auprès d'un opérateur mobile. Vous avez dit crise? Apparemment pas pour tout le monde...

Il est difficile pour autant d'anticiper un éventuel échec ou succès commercial. Les produits Apple bénéficient d'un fort pouvoir d'attraction, par le soin qui leur est apporté et par l'aura que possède la marque, notamment auprès de ses fans. Et ils sont nombreux. Pour ce qui me concerne, je parie tout de même sur un succès moyen aux Etats-Unis. Les américains sont en train de se convertir au tout numérique; le succès du Kindle ne cessant de se confirmer. On peut donc estimer qu'un potentiel de marché existe, surtout que le contenu multimédia est très orienté pour les utilisateurs américains.
Par contre à l'international, j'estime le succès de l'iPad bien plus improbable, voire impossible. Sorti des afficionados de la marque, il est peu probable que l'iPad séduise un large public, tant par son prix que par les fonctionnalités offertes.

Dommage, l'idée de base n'est pas mauvaise et semble posséder à fort potentiel. Mais ce produit ne me semble pas assez abouti, pas assez complet pour les usages attendus. Attendons la prochaine version. Connaissant Apple, cela ne devrait prendre que quelques mois!
Par Alexandre YEREMIAN - Publié dans : Innovation
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 22:21
Pardon pour cette absence un peu longue. Dur labeur que de gérer sa propre entreprise. Je n'ai pas eu beaucoup de temps ces dernières semaines. Mais je vais rattraper le temps perdu... A bientot.
Par Alexandre YEREMIAN - Publié dans : Humeur
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 00:16
http://www.bigmouthmedia.com/live/images/firefox-vs-internet-explorer.jpgCela fait déjà quelques temps que cela flotte dans l'air; le navigateur Internet de Microsoft n'a plus la côte et voit ses parts de marché baisser régulièrement. En quasi situation de monopole depuis la disparition de Netscape à la fin des années 90, Internet Explorer frôlait les 95% de part de marché jusqu'en 2005. C'est là que les choses commencèrent à se gâter pour le géant de Redmond.

Lent, peu intuitif et manquant cruellement d'innovation, le navigateur de Microsoft s'est aussi fait tailler des croupières sur ses failles de sécurité. Tant qu'il n'y avait pas de concurrence, cela ne posait que peu de problème. Mais l'arrivée d'Opéra, Safari et surtout Firefox a peu à peu fait chanceler le leader jusqu'ici incontesté. Désormais, Firefox accapare 25% de part de marché en France, contre 66% pour IE. La chute est vertigineuse vu le court lapse de temps.

La dernière mise en garde du BSI, l'Office fédéral Allemand pour la sécurité de l'information, et du CERTA français, Centre d'expertise de réponse et de traitement des attaques informatiques, va peut-être finir d'achever l'ex-navigateur vedette. Ces deux organisme déconseille toute utilisation du navigateur de Microsoft jusqu'à correction par ce dernier d'une faille majeure utilisée dernièrement par les chinois pour attaquer Google et d'autres firmes américaines.

Le moteur de recherche a subi des attaques massives en provenance de Chine dans la semaine du 12 janvier. Utilisant à la fois des failles dans l'application Reader d'Adobe et donc dans Internet Explorer, les hackers arrivaient à installer un miniprogramme qui ouvrait une porte virtuelle par laquelle transitait les données personnelles de l'utilisateur pour être envoyées sur des serveurs en Chine. Quand on sait que des milliers de sociétés utilisent les logiciels Google comme Docs, Gmail et Calendar, on imagine que de nombreuses informations confidentielles ont pu être récupérées.

Cela repose le problème de la sécurité pour les données hébergées et le cloud computing. Pas sûr aussi qu'Internet Explorer ne s'en relève.
Par Alexandre YEREMIAN - Publié dans : Humeur
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 00:55

La mission Zelnik, mise en place par Nicolas Sarkozy pour étudier différentes pistes et soumettre des propositions devant permettre aux industries phonographique et cinématographique de mieux cohabiter avec le Net, a remis son rapport aujourd'hui à Frédéric Mittérand.

Dans les 22 propositions que contient le rapport, j'ai retenu celle qui vise à taxer les revenus publicitaires généré par les moteurs de recherches et autres portails que sont Google, Yahoo, MSN notamment. Reprise indirectement ce matin par Nicolas Sarkozy, ce dernier demandait à l'Autorité de la concurrence "d'étudier l'éventuelle position dominante occupée par Google sur le marché de la régie publicitaire sur Internet".

Cette indication n'est pas sans intérêt pour le fisc français. Si effectivement Google devait être reconnu comme occupant une position dominante en France, les revenus générés par la publicité seraient taxés en France et non au siège européen de Google, situé en Irlande.

Décidément les commissions venant au chevet d'une industrie qui a raté tous les virages technologiques et les opportunités que lui offre Internet n'amènent que de tristes nouvelles pour nous, pauvres internautes sans défense. Ne soyons pas dupes, si taxe il y a, je doute fortement que les annonceurs prennent sur leur marge pour absorber la hausse des prix. Qui c'est qui qui va payer? c'est kiki! 

Par Alexandre YEREMIAN - Publié dans : Humeur
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