Les conflits armés ont connu
des modifications fondamentales au cours du dernier siècle. Les chevaux ont laissé la place aux véhicules motorisés, les armes de poing aux canons et lance-missiles, les corvettes aux porte-avions.
Ils ont aussi évolué au plan stratégique, les conflits classiques ou deux armées s'affrontent laissant peu à peu la place à des oppositions larvées, diffuses, où une armée combats des groupes
d'hommes et de femmes qui saven se meler à la population.Les gueres de demain seont numériques. La réalité va plus vite que la fiction: elle passe l'étape des conflits spatiaux pour aller directement sur le terrain du cyberespace. On l'a récemment constaté, un état peu lancer des attaques planifiées et méthodiques contre d'autres états (Lituanie en 2008) ou contre des entreprises privées (Google notamment le mois dernier).
C'est pour anticiper contre toute escalade de ce genre de conflit que l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), émanation rattachée à l'ONU, tente de rallier ses membres à un accord de "cyberpaix". Chaque pays signataire s'engagerait sur les trois points suivants:
- Protéger ses citoyens des cyberattaques
- Ne pas héberger ou protéger de cyberterroristes
- Ne pas lancer d'attaques sur un autre pays
Il faut toutefois louer les efforts du secrétaire général de l'UIT, M. Hamadoun Touré, qui a profité du dernier forum de Davos pour convaincre les grandes puissances d'adhérer au projet et de le soutenir. La démarche mérite d'être d'autant plus soutenue qu'elle se situe en amont d'un éventuel conflit. Jusqu'ici, nous n'avons pas réussi à le faire en ce qui concerne les conflts traditionnels. Seules des catastrophes humaines à l'échelle mondiale ont permis d'établir des règles et de poser les jaons d'une paix mondiale (du moins pour les zones Amérique du Nord, Japon, Russie, Chine, Europe, L'Afrique restant malheureusement engluée dans des conflits sans fin).
Espérons ne pas avoir à en arriver là pour poser les jalons d'une cyberpaix. Le temps presse: le Pentagone a créé un commandement spécifique appelé "cyber commandement" en juin 2009. Il est chargé de réagir aux attaques informatiques, de lutter contre le terrorisme informatique et de mener des offensives dans le cyberespace. Tout un programme d'amour et de paix, sans parler de la défense des libertés individuelles...
Apple, le maitre du buzz, le créateur de tendance,
l'innovateur invétéré a-t-il atteint la limite de son propre système? La présentation de l'iPad le laisse penser.
Cela fait déjà quelques temps que cela flotte dans l'air; le navigateur Internet de Microsoft n'a plus la côte et voit
ses parts de marché baisser régulièrement. En quasi situation de monopole depuis la disparition de Netscape à la fin des années 90, Internet Explorer frôlait les 95% de part de marché jusqu'en
2005. C'est là que les choses commencèrent à se gâter pour le géant de Redmond.
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